CAA Versailles n° 19VE01274 Mme A du 10 mars 2022
Il lui verse en septembre une indemnité de licenciement de 5 347,80 €, dont le comptable demande le reversement le 25 mars 2016.
Pour la cour, l’indemnité de licenciement n’est pas une rémunération, mais la réparation des préjudices résultant de la rupture du CDD avant terme, excluant toute répétition de l’indu dans un délai de 2 ans.
Ne subsiste que la possibilité de retirer une décision individuelle créatrice de droit illégale dans les 4 mois suivants son édiction. Une décision explicite accordant un avantage financier crée des droits à son bénéficiaire même si l’employeur devait la refuser, mais les mesures qui liquident la créance née d’une décision antérieure n’ont pas cet effet.
Le versement de l’indemnité en septembre 2015 résulte d’une décision du DRH agissant par délégation de la directrice générale et ne liquide pas une décision antérieure. L’employeur avait donc 4 mois pour la retirer et la demande du comptable en mars 2016 excédait ce délai. Logiquement, le tribunal a annulé le titre exécutoire.
CAA Versailles n° 19VE01274 Mme A du 10 mars 2022.
Pierre-Yves Blanchard le 28 février 2023 - n°1802 de La Lettre de l'Employeur Territorial
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