CAA Marseille n° 12MA02759 M. A du 11 mars 2014 (licenciement)
Dans une affaire, le maire licencie le 24 février 2011 un musicien recruté comme choriste « ténors 1 » dans le cadre des chœurs de l'opéra et dont l'engagement à durée déterminée comporte encore 16 mois.
Le salarié a installé et mis en marche en mars 2010, dans les toilettes des femmes, une caméra dotée d'une clef USB dissimulée dans un stylo. La lecture de cette clé révèle que 2 femmes également membres des chœurs de l'opéra ont été filmées sans leur consentement. L'intéressé ne conteste pas la réalité des faits, mais estime qu'ils ne justifient pas son licenciement dans la mesure où ils relèvent seulement de la mauvaise plaisanterie et non d'un voyeurisme ou de tout autre comportement pervers.
La cour considère néanmoins qu'indépendamment des mobiles qui animent l'agent public, ce dernier doit tenir compte de l'incidence de ses actes sur les autres personnes ou collègues. Eu égard au droit de chaque agent de la commune au respect de son intimité et à la possibilité pour lui de travailler dans des conditions normales, la faute commise par le musicien est suffisamment grave pour justifier une sanction du niveau du licenciement.
Attention : l’intéressé évoque alors le préjudice matériel et moral qui aurait résulté pour lui de la publicité faite par la commune de cet incident, mais rien n'établit une faute de son employeur, ce qui exclut toute indemnité.
CAA Marseille n° 12MA02759 M. A du 11 mars 2014.
Pierre-Yves Blanchard le 08 septembre 2015 - n°1457 de La Lettre de l'Employeur Territorial
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