TA Bordeaux n° 2401522 du 10 avril 2025
Après la disparition de la carte, le maire demande à un supermarché et une enseigne de jardinage le détail des dépenses et constate l’achat de carburant et d’articles à des fins personnelles. Le 16 septembre, avec son adjoint, ils visionnent la vidéosurveillance de la station-service, confirmant l’usage, par l’agent public, de la carte de paiement pour sa voiture personnelle. Le directeur du magasin ayant autorisé la consultation, et les images ayant simplement confirmé un doute lié à de très nombreuses dépenses sans lien avec la commune, la consultation de la vidéosurveillance n’a résulté ni de stratagèmes, ni de procédés déloyaux, et pouvait en toute régularité établir la réalité des faits à l’origine de la sanction.
Par ailleurs, seule la secrétaire générale de mairie et un agent technique connaissaient le code de la carte, utilisée à de nombreuses reprises et notamment à des heures où la mairie était fermée, durant les week-ends et les jours fériés, la plupart des achats n’étant pas destinés au service.
L’agent oppose que d’autres personnes auraient pu réaliser ces dépenses, mais elle a elle-même signé des bons et était l’une des seules à disposer du code de la carte et donc à pouvoir l’utiliser à deux reprises pendant ses congés.
Pour le juge, les faits sont bien établis et la réalisation d’achats personnels pour un montant de 5 900 € justifiait la révocation prononcée.
TA Bordeaux n° 2401522 du 10 avril 2025.
Hugues FARNOUX
Zineb LEBIK le 15 septembre 2026 - n°1964 de La Lettre de l'Employeur Territorial
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